Nu sous terre

Distribution

Avec Gilles Lacoste et Christel Larrouy

L’histoire de Federico Garcia Lorca, est passionnante, il est l’un des premier martyr de la guerre civile espagnole et peut-être un des plus célèbres.
Dans Nu sous terre, j’ai imaginé la dernière heure de Federico, enfermé dans sa cellule. La dernière heure d’un homme qui va mourir et qui le sait.
Cette pièce n’est pas un seulement une œuvre biographique mais l’état intérieur du poète, ses peurs, ses souvenirs, ses secrets. J’ai imaginé quelles avaient pu être ses dernières pensées et j’ai mêlé mes propres mots aux siens, à des extraits de pièces, interview et lettres. Tout en respectant son style, imagé, tendu, doux amer, brutal, enfantin, profond, jaillissant.

Extrait de la pièce

Je ne peux pas aimer. De l’amour simple. Je ne peux pas aimer de l’amour charnel.
De la peau et du ventre.
De la caresse silencieuse ou de l’extase bruyante.
Je ne peux pas aimer de l’amour charnel, la morale du pays n’approuve pas le baiser du chien et de l’agneau, la morale du pays n’approuve pas les amours illicites.
Cela fait de moi une ombre, un enfant puni envoyé au coin. Au coin du monde.
Je ne peux qu’attendre une main discrète sous la table, un baiser sans lumière, une étreinte volée, avec toujours, l’obscurité, le rideau fermé, la face cachée.
Je ne peux pas aimer de l’amour charnel, cela fait de moi l’enfant puni au coin du monde, la face cachée de la lune, l’oiseau écartelé par les crocs des porcs.

C. Larrouy

Presse